« Le dev, un vrai travail d’équipe » : rencontre avec Cédric, apprenant [email protected]émie promo 2023 (Paris)

Cédric Ait Sahel

De l’événementiel à l’industrie automobile, en passant par le commerce en téléphonie, Cédric a découvert de nombreux horizons professionnels avant de s’orienter dans le développement web.

Que faisais-tu avant d’intégrer la [email protected]

Avant la pandémie, je travaillais dans l’événementiel : j’agençais et gérais des stands de nourriture lors de concerts et des festivals. J’avais obtenu ce poste en faisant la bonne rencontre au bon moment. Après la pandémie, j’ai opté pour un poste de préparateur de commande dans l’industrie automobile. Mon intérêt était porté vers la logistique et la préparation de commande à la base.
J’ai été vendeur en téléphonie multimédia également. 

Pourquoi cet intérêt pour le métier de développeur web ? 

Le monde de la tech, les jeux vidéo et tout l’univers qui gravite autour m’ont toujours plu. Bien que cela me passionnait, je ne me rendais pas compte à l’époque que cela pouvait devenir un métier. 
J’ai depuis longtemps une très bonne culture du monde du développement : je lisais beaucoup sur l’actualité hi-tech, la cryptomonnaie, etc. Pour autant, je n’avais jamais mis les mains dans le code. Au fur et à mesure des années, j’ai vu que la formation de développeur web se démocratisait pas mal. Je n’avais pas de diplôme donc je me suis dit pourquoi pas essayer. Le confinement m’a aidé à affiner ma réflexion là-dessus également.  
Comme j’ai toujours voulu reprendre mes études, j’ai considéré ça comme une bonne revanche à prendre, à maintenant 28 ans. 

Comment as-tu connu la [email protected]émie, et quel a été le déclic ? 

C’était une offre Pôle Emploi. J’avais reçu l’appel à candidatures pour la rentrée de novembre 2020. À cette période, je regardais les vidéos “1 défi par jour” du Youtubeur Graven, avec un petit challenge de programmation chaque jour. J’ai participé durant 30 jours : c’était un casse-tête donné à 17h et le lendemain, à 17h, nous avions la correction. Je me suis renseigné, un peu sur la formation de la [email protected] et ça m’a tout de suite plu. 

Que représente la [email protected]émie pour toi ?

Pour moi, la [email protected] est caractérisée par deux éléments :  

  • L’unité : on a des problématiques communes et on essaye de les résoudre tous ensemble, avec la pédagogie Epitech. Le fait de ne pas avoir de cours est un peu déroutant au début, mais on y prend vite goût. Les « Pangolins » (encadrants) nous ont vraiment beaucoup aidés à démarrer ; maintenant que l’on est meilleurs techniquement, on pose moins de questions. 
     
  • Une super expérience humaine : on rencontre des personnes de tous horizons, avec des situations différentes, de toutes origines. J’ai eu la chance d’être dans une promotion avec plus de femmes. Comme c’est un métier que l’on attribue plus souvent aux hommes, c’était un vrai plus.   

Dans quel domaine te projettes-tu plus tard ? 

J’aimerais travailler dans l’IoT, l’internet des objets. Ça englobe la réalité virtuelle, Google Home, Alexa ou tout autre genre de box. Je me verrais bien chef de projet, ce qui me permettrait d’aborder un peu plus le côté managérial du monde du dev. Je me verrais en effet dans un poste avec un peu plus de gestion, ce que je retrouvais un peu quand j’étais vendeur. Bien sûr, pour cela je vais devoir poursuivre mes études après le bac +2. Les cursus complémentaires d’Epitech m’intéressent, notamment celui de l’IoT. 

Quel type d’entreprise te plairait ? 

Une startup qui innove dans son domaine. Par exemple, j’ai postulé dans une entreprise du secteur de la musique et qui travaille via une plateforme avec des freelances. L’innovation m’intéresse beaucoup, mais pas dans le cadre des SSII avec des projets variés. Je me vois plutôt défendre un projet unique, qui me plaît.  

Qu’est-ce qui t’anime dans ce que tu fais ?

Trois éléments m’animent particulièrement :

  • Le travail d’équipe : on pense que c’est souvent un métier solitaire, mais c’est un très gros travail d’équipe. J’aime le fait qu’il y ait une problématique commune et qu’on tente de la résoudre ensemble
  • La prise de compétences permanente : parce que les langages évoluent tous les jours, il y a souvent des nouvelles pratiques, il faut se mettre à jour sur les technologies. Les langages que nous avons vus couvrent 90% des emplois, c’est sympa. 
  • Se dépasser : je bloque sur un problème, j’y réfléchis, puis je rentre chez moi, puis j’y réfléchis à nouveau, et d’un coup j’ai une idée et ça marche !  C’est très gratifiant de voir cette courbe d’apprentissage rapide, c’est très motivant. Elle s’aplanit ensuite un peu avec le temps. 

Quel moment t’a le plus marqué ? 

Tous les moments sont plus ou moins marquants, comme on est toujours avec des nouveaux groupes, comme il y a toujours de nouvelles manières de faire. 
Mais deux moments sortent du lot :  

  • La piscine en PHP : on est tous pris, jetés sur « le champ de bataille ». Certains n’avaient jamais touché à un code, avec une variable, des conditions. On était tous dans la même galère donc on a essayé de s’aider le plus possible.  
  • Le hackathon auquel mon équipe pédagogique m’a proposé de participer : 5 élèves ont été choisis pour répondre à une problématique de programmation précise pour une école de CDS group. Être en dehors de l’école, avoir un nouveau contexte d’apprentissage : c’était un super moment !  

Comment décrirais-tu ta promotion ? 

  • Galvanisante : l’aspect projet de la pédagogie me donne beaucoup d’engouements, elle me motive beaucoup. Je suis très impliqué. 
  • Diversifiée : de Leandre, 19 ans, qui a voyagé dans une dizaine de pays et qui va dans des monastères durant ses séjours, jusqu’à moi 28 ans, qui suis en reconversion. 
  • Soudée, très soudée

Partager cet article

Partager sur facebook
Partager sur linkedin
Archives

Vous souhaitez
peut-être :

Recevoir la doc :

Aller plus loin ?